Comment fonctionne une puce NFC.
Pas de pile, pas de réseau, pas d'application : une puce NFC est un petit circuit alimenté par le téléphone lui-même. Voici ce qu'il faut savoir pour bien la choisir et bien la programmer.
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Une puce passive
La puce est reliée à une antenne en spirale. Quand un téléphone approche, son champ électromagnétique alimente la puce, qui lui renvoie son contenu. Sans téléphone à proximité, elle ne fait rien et ne consomme rien : elle dure des années.
C'est aussi pour ça que la portée est courte, quelques centimètres : il faut assez d'énergie pour alimenter la puce.
Ce qu'elle contient
Pour un support de commerce, la puce contient presque toujours un lien (une adresse web). Elle peut aussi contenir une fiche contact, un identifiant wifi ou un texte. Le format standard s'appelle NDEF ; tous les téléphones compatibles le comprennent.
NTAG213, 215 ou 216 ?
Ces trois puces très répandues ne diffèrent que par leur mémoire utilisable :
- NTAG213 : 144 octets, largement assez pour un lien d'avis Google ou l'adresse d'un menu.
- NTAG215 : 504 octets, pour des liens très longs ou une fiche contact.
- NTAG216 : 888 octets, pour une fiche contact complète.
Réécrire, verrouiller, protéger
Tant qu'elle n'est pas verrouillée, une puce se réécrit avec une application gratuite : pratique si votre lien change. Le verrouillage, lui, est définitif : plus personne ne pourra la modifier, vous compris.
Entre les deux, les NTAG21x acceptent une protection par mot de passe : la puce reste réinscriptible, mais seulement par qui connaît le mot de passe. C'est un bon compromis pour un support en libre accès.
Ce qui gêne la lecture
- Le métal, qui absorbe le signal : il faut de l'épaisseur sous la puce, ou une puce anti-métal munie d'une couche de ferrite.
- Une épaisseur de matière trop importante au-dessus de la puce.
- Une coque de téléphone métallique ou magnétique.